vrittis: (Default)
Les fanatiques de la Terre Creuse pourraient tenir conférence à la Défense pour pouvoir se livrer ensuite à des travaux pratiques. L'esplanade est comparable à un vénérable emmental, troué de galeries sombres qui conduisent à des escaliers mystérieux s'enfonçant toujours plus bas.
Car lorsqu'on est sur l'esplanade, on est pas au niveau du sol, loin de là. Il existe de nombreux étages en dessous de nous, chacun recélant un petit secret. On descend quelques marches, on tourne à se perdre dans les couloirs, et on se retrouve à _surplomber_ un espace vaguement vert...

Je déniche ainsi un supermarché Franprix, habité uniquement de petites grands-mères pâles qui semblent acheter avec une régularité de métronome des boites de croquettes.
Dans un trou de l'esplanade qui laisse entrevoir des buissons en contrebas, rendus rachitiques par le manque de soleil, on voit un parking. A coté des buissons, un homme tient un caniche en laisse; maitre et chien sont d'une immobilité de marbre. C'est le premier chien que je vois à la Défense.
Des voitures passent de l'autre coté des vitres en plexiglas qui bordent un passage souterrain. Je devine à la lueur de leur phare un tag timide. C'est le premier tag que je vois à la Défense. Je commence à comprendre l'émerveillement de ce touriste japonais croisé un midi de la semaine dernière, caméra au poing, filmant un pan de mur qui me semblait identiques à tout autre dans une galerie souterraine. Sous terre, il se passe quelque chose...

Les activités sont étagées. Plus on monte, plus elle est "noble". On descend, elle devient honteuse, animale, humaine. Nourriture, toilettes, banales courses qui ne nous font acheter qu'un paquet de farine alors que des iPods vendent leurs clitoris électroniques deux étages plus haut... Alors que je passe à coté d'une cage d'escalier qui s'enfonce, j'entend des battements mécaniques étouffés s'échapper des profondeurs, sourd halètement qui me fait frissonner alors que je pense aux Morlocks de Wells.

Je vais moins dans les sous-sols...
vrittis: (Default)
Sur les passerelles entre les tours, le vent est le maître du jeu; il soupire, murmure, sussurre. Ses longs doigts passent languidement sur les murs qui le bordent. Et il comprend soudain qu'il est enfermé au milieu de cette galerie des miroirs.
Alors, il s'énerve, il hurle, se met à courir comme un cheval fou sur les places. Il se jette sur les frèles humains qui franchissent les fines passerelles, leur arrachant des "Hou!!", des yeux plissés, des rires nerveux. Personne ne le dit, mais sous le rire on sent la crainte illogique de se faire jeter par une bourrasque au milieu des voitures qui grondent en troupeau au dessous.

On s'accroche qui à son parapluie, qui à son écharpe. On tape sur le manteau qui se gonfle d'une obésité aérienne; on commente, aussi, banalement: "c'est fou, ce vent".
Le vent ne se sent pas fou; c'est juste qu'à défaut de pouvoir être libre il se déchaîne dans sa cage. Dans ses cris, j'entend la rage des simoun, mistral, siroco et tramontane que j'ai déjà croisés.

Heureusement, il n'est pas toujours seul. Des fois, des hommes d'affaires galopent à ses cotés, à la poursuite de feuillets échappés que le vent agite pour jouer avec eux.
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Le parc s'étend devant moi, la pelouse une rutilante émeraude, les arbres centenaires bordant l'allée qui conduit au chateau dont la façade s'expose à l'arrière-plan. Des écureuils courent entre les chènes, traits roux passant d'une tache d'ombre à l'autre. Les détails du chateau apparaissent: frises somptueuses éclairées par le soleil d'un midi d'été.

Moi je souris vaguement en frappant du talon pour me réchauffer sur les plaques mouillées qui composent la place ou je me trouve. La nuit tombée, l'écran lumineux géant sur lequel passe ces images n'attire même pas les insectes. Les gens le croisent dans l'indifférence la plus complète.
Peut être que l'idée était d'offrir aux Défenseurs quelque chose à voir pour midi, pendant qu'ils traversent l'esplanade, une fenètre ouverte vers ailleurs pour les faire réver. Mais à la nuit tombée, les images en boucle perdent leur sens. La voix du commentateur gagne une qualité fantômatique, échouant sur les façades qui bordent la place dans de sinistres échos. Les écureuils paraissent déplacés, tant leur performance est ignorée par les rares personnes qui passent à toute allure.

Je continue à sourire en partant, et je me demande bien ce qui pourrait forcer des gens à se regrouper devant cet écran dans le froid. Du football? Des élections? Aujourd'hui l'hiver et la nuit ont gagné, et les rayons de soleil cathodique ne parviendront pas à réchauffer la place. Derrière moi la voix continue, sérieusement compassée: "Ce chateau fut créé par Pierre de Coubertin, pour montrer la gloire de ce siècle..."

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En pleine formation, alors que je tente d'instiller chez mes interlocuteurs une saine frayeur de ce dans quoi ils vont être plongés en leur présentant des diagrammes forts complexes, la porte s'ouvre.
Un petit bonhomme en costume - la cinquantaine bien tassée par le poids des cheveux poivre et sel - rentre dans la salle. Je me dis qu'il doit s'agir d'une personne très en retard et me jette sur lui, la main tendue. Son regard se trouble un peu, et il me tend la main à son tour, plus par reflexe que par véritable politesse. Ce doivent être mes cheveux peu coiffés et mon t-shirt qui arbore deux yeux aggressifs qui le gènent. Il parcourt la salle du regard et demeure debout à coté de la porte.
Une légère tension dans l'attitude corporelle des gens à qui je donne le cours m'inspire de ne pas continuer l'interaction avec ce nouvel individu, et je me tourne vers le diagramme que j'expliquais juste avant son arrivée. L'explication reprend, mais trente secondes après que j'ai recommencé à parler, le petit bonhomme s'exclame: "Ouh, ça a l'air compliqué!" et disparait par la porte avec un sourire un peu plus pétillant.

Je demeure interdit quelques instants et demande qui était ce bizarre petit bonhomme. On me répond respectueusement qu'il s'agit du PDG de l'entreprise, un homme avec 50.000 personnes sous ses ordres...
Je l'imagine s'ennuyant à mourir dans son bureau, et se promenant toute la journée pour trouver un endroit qui lui plaise, ou il ait quelque chose à faire. J'imagine même pendant un instant tous les PDGs de toutes les entreprises de la Défense baguenaudants en essayant de combler les vides d'une journée par des repas d'affaires, des réunions, voire dans les cas extrèmes en explorant leur domaine. Mais je me tais; il n'est pas de mon ressort d'indiquer que le roi est nu sous son costard.
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Le déjeuner est une activité très importante à la Défense. A l'approche de midi, réglés comme des coucous suisses, les ascenseurs des différents bâtiments s'agitent pour transporter leur lot d'affamés vers les lieux ou assouvir leur appétit.
En dehors de l'assortiment de restaurants qui proposent un exotisme pas trop dépaysant, il reste toujours l'infantilisante cantine d'entreprise.

La cantine; lorsqu'elle est japonaise, je m'imagine des chefs secouant en criant des pâtes derrière leur comptoir, faisant glisser des bols de ramen vers des hommes d'affaire et des dames élégantes qui les engloutissent à grands slurps. Lorsqu'elle est indienne, je vois de gigantesques assiettes de dâl avalées à renfort de nâan et de bière dans une gargote sombre sous le bruit de la télévision qui beugle le dernier clip à la mode. Je m'imagine un lieu avec une âme.
J'avais oublié la cantine d'entreprise...
Ici, on retrouve le petit plateau sur lequel on entasse précautionneusement entrée-plat-dessert ; on retrouve l'esprit du collège, avec les clans, les groupes, les amours et les haines; on retrouve aussi les tables de 6, 9, 12 remplies toujours trop vite pour ne pas laisser de place à la personne avec laquelle on ne veut pas discuter. J'ai l'impression d'être revenu au collège, avec les adultes dans le rôle des enfants.
Il faut dire que tout est fait pour nous remettre dans ce rôle de gamin; la nourriture est pré-fabriquée, pré-emballée, pré-mesurée, pré-digérée. La portion du voisin n'a rien à envier à la votre, même s'il a choisi un plat différent. Et pas besoin de débarasser sa table, il suffit de déposer le plateau sur un tapis roulant qui emmène ce qui a été sali à l'abri des regards. Je suppose qu'on trouve derrière les murs les mêmes nettoyeurs invisibles que ceux qui se chargent d'éliminer toutes les ordures du parvis de la Défense.
Bref, la cantine est un lieu ou on peut accrocher son cerveau à l'entrée pour le récupérer plus tard.

Et par un procédé ingénieux, sans doute le produit de nombreuses années de recherche, j'ai beau couvrir mon plat d'une poudre nommée "paprika doux", il a toujours le même goût d'eau.
Je suis impressionné. Impressionné et rassasié, mais un peu insatisfait...
vrittis: (Default)
La tour Eiffel cache son port de reine dans les brumes qui recouvrent Paris. Montparnasse n'est qu'un bloc qui s'esquisse dans l'opaque; la ville n'existe plus, dévorée par les nuées blanches qui se pressent autour de la Défense.

La Défense. Le nom est bizarrement choisi, à la limite du paranoïaque; de quels dangers nous protège cet univers de batiments rutilants, ce non-lieu ou toutes les surfaces semblent être nettoyées par d'invisibles monomaniaques? Dans cet univers surhygiénique, brillant comme un emballage d'aluminium sans contenu, qui est l'ennemi? En contemplant le spectacle de cette morne matinée du haut de mon 11ème étage, je me dis qu'à la Défense on se protège contre la vie; on laisse la ville avec ses habitants qui puent, qui baisent, qui crient derrière soi. On est sur une île de propreté cernée par la brume, et autour de nous il n'y a que les tours semblables à la notre qui émergent de la ouate rassurante, divinités garantes du bon port de la cravate et du tailleur.

Ici, tout doit promouvoir l'efficacité. On est pas là pour rire. Même les batiments ou l'on pourrait flaner dans une tentative de consumérisme un peu personnalisée donnent une impression de vitesse, de rapidité, d'impermanence. Les rares lieux que j'ai vu ou l'on pourrait penser se reposer sont habités d'espèces de sculptures représentant des créatures bizarres, quelque peu répugnantes, ressemblant au monstre du Lagon Noir; leur regard sur le badaud perdu à la recherche d'une bouffée de chlorophylle est accusateur: "quel mécréant ètes vous pour flaner là ou tous se hatent? Païen!"

Alors voilà; comme à chaque début de nouvelle situation professionnelle, je vais déprimer. Et peut-être que certains d'entre vous verrons un avantage à cela, puisque lorsque je déprime, j'écris.
Je ferai de mon mieux pour vous fournir des nouvelles de la Défense, et n'hésitez pas à me répondre, pour que je me souvienne que derrière les brumes se trouvent toujours des êtres humains!

See you soon, humans!
Samy

ps: je vais essayer de faire une chronique quotidienne, un peu à la "Poil de Cairote", car je me trouve "véritablement" en pays étrange et étranger. Un peu comme mes parents qui disaient de la Belgique que c'était le lieu le plus dépaysant qu'ils aient jamais connu...
vrittis: (i hate it here)
if anyone around here is thinking i'm gonna let my loved ones go bad while smiling on my pinky cloud, they'd better get ready to be introduced to the business end of the term "surprise"!
prepare to feel affection, puny humans!

yeah yeah, rough love it is!

happy

Dec. 10th, 2004 03:27 pm
vrittis: (Default)
let's put it simply...

my life is great!
i'm in love!
therefore i'm kind of oblivious regarding any subject that is not about Her!
keep me on the ground at times, pals!

*flees of to see Her this weekend*

girls

Nov. 17th, 2004 03:55 pm
vrittis: (LIT)
ok, i'm not going to rant (too much (in public)) about Her, that's ususally boring and is _not_ interesting for anyone except the one talking.

but frankly, what's the problem with girls? can't they find you attractive when you're single and willing to give relationships with them a go!? why must they wait for the moment you're hopelessly in love with another girl to come in your life, hugging you like there's no tomorrow and proposing suspicious "rendez-vous" for the evening when you only talked about meeting for lunch?

i'm new to this "attracting girls" thing, but this, to me, seems like a step in a direction i don't want to take ^^
vrittis: (LIT)
Bon. Rien n'est perdu. Après tout, la logique veut qu'elle m'apprécie, ou qu'elle soit masochiste. Quelque soit la réponse, j'ai encore des chances...
Pour l'instant je vais me contenter de soupirer, être monomaniaque à son propos et parfois sourire bètement...

Fiuuu, c'est dur l'amour...
vrittis: (LIT)
Ok, so the concert was great, but now some muscles are straining, especially the ones on the back of the neck! I be painful! ^^
This week end i will try to fathom elaborate plans to have her massage me. Mwahahaha, i'm evil on a scale so pathetic it's funny :D
vrittis: (LIT)
Delicious D'n'B!
La soirée était vraiment gigantesque, des vagues et des vagues de sons qui nous portaient toujours plus haut, en transe. Qu'importent les paroles, qu'importent les mouvements, nous ne sommes plus que des éléments dans une gigantesque machinerie humaine que nous formons, son coeur gigantesque battant sur des émotions que nous ne comprenons pas. Des cellules dans un corps déchainé, le beat donnant le point de départ des filaments de musique qui partent en tous sens autour de nous, et l'esprit qui n'observe plus, qui est partie intégrante du son. Plus d'action, plus de réaction, fusion; nous sommes des ondes qui crions en réponse au son, nourrissons ce qui nous nourrit... You think it's as good as it gets, it gets better! Cette musique n'est pas faite pour être écoutée, mais vécue...

Puis la fin, comme une coupure cruelle... On a beau crier "Roni Size" pendant un long moment, la foule ne part qu'après qu'un gars de la salle soit venu nous dire que c'est vraiment fini :D

Retour, avec le corps qui s'alourdit petit à petit, les muscles qui se retendent et se bloquent dans des configurations bizarres. Retour avec les oreilles cotonneuses, le sourire au lèvres, crevé mais content. Même le fait d'être appellé par l'astreinte de mon boulot ne me dérange pas tant que ça, dans la mesure ou ça ne me fait pas rater la fille que j'attend sur le net (si elle était passée et que j'avais pas pu lui parler... grrrrr)

La vie est belle, même pour un salaud comme moi :) Pour reprendre les termes de Spider Jerusalem: "being a bastard works"
vrittis: (Default)
Théatre hier soir: "Mes jambes si vous saviez quelle fumée"
Et ce soir: Roni Size!

I don't care about the money :p

Meow!

Nov. 2nd, 2004 01:23 pm
vrittis: (Default)
Et cette semaine j'ai eu le droit de kidnapper le chat deux fois!

Mi-a-ou )
vrittis: (Default)
Le ciel est de sang;
Les sourires et souvenirs
Embaument la nuit

Ca y est... 27 ans.
Ce week end était un peu, symboliquement, un résumé de l'année qui vient de s'écouler. Vendredi soir, de l'excitation, du plaisir et une grosse douleur. Samedi de l'énervement et du stress, qui se résolvent en amitié, bonheur, réalisations, et empathie. Dimanche, de l'épuisement, du courage et du plaisir (et du kloug). Aujourd'hui, de la paresse, de l'amour, du jeu, et de la communauté d'esprit :)

D'accord, ça fait un peu lyrique bète d'exposer tout ça comme ça, mais le week end a vraiment été une pépite dans ma vie. Cela faisait tellement longtemps que je n'avais pas "organisé" mon anniversaire que j'avais oublié que ça pouvait être bon. Je suis tellement content de ces derniers jours que je me sens sans mots pour m'exprimer, alors je vais m'arréter la.

Samy, heureux!

Stress...

Oct. 30th, 2004 01:11 pm
vrittis: (Default)
H - 6
Normalement j'ai tout ce qu'il faut pour faire manger les personnes qui viennent...
J'ai aussi tout ce qu'il faut pour les faire boire...

Mais je stresse quand même, je suis vachement moins bien préparé que pour la crémaillère OO

Waaaaahhh *runs off to buy even more stuff*

I must relax...
vrittis: (LIT)
Bon bon bon...
Me voila bloqué chez moi avec un téléphone qui bien que me rapportant de l'argent, m'empèche de trop m'éloigner de mon appartement. Autant dire que je vais passer mon temps à faire du ménage, regarder par la fenètre et classer mes bibliothèques par taille de livre, couleur de jaquette et statut (lu, pas lu, frotté à l'ail, première page grignotée un jour d'ennui)
D'un autre coté, c'est le moment de me montrer créatif! Je vais acheter des t-shirts en vrac et m'essayer à la création! Je vais stocker une quantité considérable d'alcool, de cigarettes, et de drogues en tous genres, fermer les volets, et sonner le rassemblement ("i thought that blowing the horn of Gondor would summon the armies of the West") de toutes mes personnalités.

Animal Purement Hormonal sera chargé de l'alimentation neuronale, de transférer les données en provenance du monde extérieur jusqu'au Concile. Paladin sera à l'entrée, filtre moral, et refusera parfois qu'APH amène certaines choses; en général toute opposition dégènerera en baston entre eux deux.
Pendant ce temps, Poney Désabusé se contentera d'observer, avec son air triste (A horse enters a bar, and the barman says "Hey, why the long face?"). Parfois il dira quelques sentencieuses paroles, mais la plupart du temps broutera son avoine en silence. Pokember, associé à APH insistera pour traiter les informations de la manière la plus hard possible à ses yeux, mais en un peu moins violent que son collègue, préférant la finalité de l'action à son existence brute; a priori, il arrive que APH boude Pokember qu'il qualifie de "couille molle qui s'assume pas".
Normalement personne ne verras Zésounking du week end, parce qu'il sera en train de bouder qu'on ne voie personne. Ceci dit, il se réjouira secrètement du potentiel d'admiration que lui vaudront les créations, alors même qu'il n'y participera pas.
Et au dessus de tout cela, El dominator, aussi connu sous le nom de GDI tentera de désapprouver silencieusement. Personne ne le remarquera, et c'est la sa terrible malédiction. Alors qu'il voudrait être le chef, à chaque fois qu'il tente de s'imposer, un des autres vient faire le con entre lui et le monde extérieur. Cela produit des combinaisons assez drôles, mais il ne peut jamais s'affirmer. Alors il se contente d'être un voyeur, un frustré qui attend toujours le moment ou il prendra le contrôle!

C'est Dallas dans ma tête! Ca promet pour un week end à la maison ;)

fait chier

Oct. 20th, 2004 04:00 pm
vrittis: (i hate it here)
je pourrais en faire des tartines, expliquer le pourquoi du comment de la raison qui m'amène à ce point-là aujourd'hui... j'ai même pas envie, je veux juste dire une chose... il faudrait que je la grave dans le marbre et que je l'affiche au dessus de mon lit

Ce n'est pas parce qu'on fait les choses justes qu'on ne souffre pas en les faisant...
vrittis: (LIT)
The week end was so cool i'm still wondering how much karma it costed *grin*
And i finally sent the invitations for my not-birthday party! Yay me!
And i'm going to Strasbourg; i'll book the tickets as soon as the sncf site works again...
And i made a stupid deal; i don't know if i can (or want to) weasel my way out of this one

Random stuff:
- there's a new Batman movie up (oh yeah!): http://batmanbegins.warnerbros.com/
- there's a movie about John Constantine (oh yeah!) played by Keanu Reeves (mhhhhh....): http://www.apple.com/trailers/wb/constantine/

On other news, i am a dominator. And i'm a nice guy. And i'm a bit crazy.

Have a good time, LJ people!
vrittis: (Default)
Bon, retour de concert et d'avoir vu ma lolita personnelle.

Concert
Gomm en première partie, un groupe bien sympathique à propos desquels M. et Vo2 ont crié qu'ils les connaissaient et tout... Bien sympathique, mais au début la salle n'était pas encore chaude. Puis No One Is Innocent. En concert. Pour la première fois... You gotta like this sometimes. En dehors de quelques accidents de pogo, c'était vraiment génial, et exactement ce qu'il me fallait après la soirée vidage de tête d'hier soir, je reprend mon chemin un peu plus léger.

Lolita
Je pourrais dire comme Obi Wan Kenobi, "I feel a disturbance in the force", car certaines questions auxquelles je n'ai pas envie de répondre (parce que je les trouve dangereuses) me sont lancées dessus avec une grande vélocité. Des années de Sophistique Avancée m'ont permis de dodger avec grâce (on a pas une mère prof de philo pour _rien_ non plus), mais je pense que si le feu devient plus nourri, il va me falloir faire face aux questions... Sinon je suis sagement reparti après avoir laissé voguer une vague allusion à quelque chose qui manquerait dans notre couple. Une fois de plus, je m'en remets peut être trop à mon interlocutrice...


Daily news: dans un grand élan de créativité, j'ai acheté de la peinture acryllique, une planche à découpe, un petit rouleau à peinture, et surtout un couteau de précision qui ressemble à un scalpel. Résultat j'ai passé mon après midi à découper des trous dans les post-its que j'avais amenés en réunion pour faire semblant de noter des choses, et à me balader dans les couloirs en brandissant l'arme et en perforant l'air de grands coups en poussant des "kya kya kya" énervés

(oui, un peu comme un des robots fous de Futurama)
Mon boss n'est pas venu me voir, bizarrement.
Par ailleurs, j'ai appris par des arguments très développés que mon acryllique ne me servirait pas ("elle est toute nulle ton idée, ça va faire berk sur les t-shirts"), que mon futur était destiné à être sombre ("si t'es malade tu viens quand même") et que les jeux au dos des boites de Zanimos ne permettent pas de passer beaucoup de temps occuppé.

De toute manière, la semaine est bientôt terminée, je ferai de l'acryllique si je veux...

funny yet paranoia inducing )
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